Le graphisme écoresponsable a le vent en poupe, et c’est tant mieux !

Ces derniers temps la planète nous fait plus que ressentir qu’il faut agir différemment, et cela, à toute échelle. Il est donc grand temps de se mettre à la page dans la communication.

Cela se passe tout d’abord dans la partie « réflexion ».

La communication doit être pensée selon les besoins de l’entreprise. Il est inutile de produire ou de créer des documents qui ne serviront pas à la société, tel du papier à lettres alors que vous n’envoyez que des mails. Ces créations superflues ne feront qu’alourdir votre facture, mais aussi celle de la planète.

Cette communication sera aussi pensée pour répondre au mieux à l’utilisation de vos clients. Cela ne servirait à rien de produire des flyers alors que votre cible idéale est principalement sur les réseaux sociaux. Il n’est pas pertinent de produire de façon coûteuse (temps, argent, ressources) pour n’avoir que des résultats amoindris.

En amont, tout un travail de questionnement est donc à faire pour cibler au mieux & répondre de façon la plus correcte à vos besoins à tous ceux qui en bénéficieront (vous & vos clients de rêve).

Une fois cette première partie analysée, il est temps de voir comment la mettre en place.

En ce qui concerne la création de logo, il y a des pratiques qui seront plus écologiques que d’autres :

  • avoir un logo typographique plutôt qu’un gros logo imagé ;
  • utiliser une typographie fine avec des pleins & des délies (vous savez ces typos qui font un rendu classe, tel le logo de Dior ?!) ;
  • ne pas utiliser trop de couleurs, ni d’aplats si vous décidez de mettre en place une partie illustrée de votre logo.

Dans l’idéal, un logo écoresponsable est donc un nom écrit dans une typographie fine ou en ecotypographie, avec seulement une couleur ou bien seulement noir.

D’ailleurs, à propos des typographies ! Vous pouvez utiliser les typographies fines comme je vous ai indiqué plus haut, mais ce qui sera surtout différenciant, ce sont des écotypographiques. La plus connue est l’Ecofont, ce qui donne en traduction « typographie écologique » et elle porte bien son nom, car elle utilise jusqu’à 50% moins d’encre qu’une typographie lambda. En comparaison, une typo fine telle la Garamond va en utiliser 25% de moins environ. C’est donc un atout majeur !
Vous l’avez peut-être d’ailleurs remarquer que l’entreprise Citeo, celle qui s’occupe du recyclage de nos déchets, a changé son logo pour un logo plus responsable puisqu’il est réalisé avec l’ecofont. Autre petit point culture & historique, c’est une marque de papeterie qui a créé en 2014 la première ecofont, la « roman eco », qui n’est malheureusement plus téléchargeable gratuitement…

Venons en maintenant au point important des couleurs puisqu’elles prennent une place majeure dans la communication.

En effet, il est pratiquement impossible de ne trouver & de ne créer un document sans couleurs et seulement en noir&blanc. Cela serait d’ailleurs une faute, puisque les couleurs permettent de mettre en avant certaines informations, mais aussi de créer une véritable identité.

Vous pouvez maintenant utiliser des couleurs responsables : les couleurs éco-conçues ou des éco-couleurs. Vous pouvez d’ailleurs retrouver un nuancier créé par Sylvain Boyer. Ces couleurs sont pensées pour utiliser moins d’encres, elles sont donc moins saturées que nos célèbres références cyan-magenta-jaune-noir. Même ce dernier a une variante plus écologique avec un noir à 80% dont la différence est peu visible, mais qui est pourtant flagrante au niveau de l’utilisation de l’encre.

Dans une continuité logique, l’étape de finalisation va se faire par un choix de prestataires.

Il est, en effet, impossible de s’imaginer intégrer tout ceci sans avoir quelqu’un qui peut nous suivre dans nos choix. La démarche doit-être complète entre la conception, la réalisation jusqu’à l’achèvement.

Le choix d’un prestataire éthique et responsable est donc primordial. Il faut qu’il soit aligné à nos/vos valeurs et qu’il ait les mêmes idées de mieux consommer. Pour les impressions, ses pratiques vont donc se faire autour d’impression verte, d’une utilisation d’encres végétales et de supports recyclés ou de forêts Green.

Et pour la partie web !

Pour la partie web, c’est un peu plus complexe, car il est bien plus difficile d’avoir peu d’impact, voire même impossible d’avoir zéro impact, puisque toute action sur la toile sera enregistrée sur des serveurs énergivores.

Cependant, il est bien évidemment possible de repenser les sites internet pour qu’ils aient un impact positif & qu’ils soient plus respectueux de notre Planète. Pour cela, il y a des actions qui sont faciles à mettre en place : souscrire à un hébergeur vert, faire attention à ne pas utiliser des images trop lourdes, utiliser un système de sauvegarde réfléchit, ne pas utiliser trop d’extensions ou de plugins, etc…

Comme c’est un sujet vaste, je détaillerais tout ceci dans un prochain article.

Comme nous avons pu le voir, c’est assez simple d’être plus engagé·e et plus responsable dans la communication. C’est dans notre mission d’effectuer un changement en repensant notre métier pour avoir un impact positif.