
D’une main levée à l’autre.
J’ai commencé par les livres. Ma première vie pro, c’était l’édition : maquettes de couvertures, suivi de fabrication, journées entières à discuter grain de papier et choix typographiques avec des éditeurs passionnés. J’ai appris là qu’une bonne exécution n’a rien à voir avec un effet de style : c’est de l’attention portée, partout, à chaque détail.
Ensuite la communication associative. Là, les contraintes budgétaires sont réelles, les délais serrés, et l’enjeu immense. J’ai appris à faire mieux avec moins, et à mesurer l’impact d’une image sur un public qu’on ne peut pas perdre.
Puis la signalétique, dans une asso où chaque chantier était un engagement : il fallait que l’image porte le message d’un lieu, d’un mouvement, d’une promesse faite à un public. J’ai appris à écouter avant de dessiner.
Aujourd’hui, l’atelier. Le même fil : défendre des projets qui ont du sens, leur offrir une image à la hauteur de leurs ambitions, et transmettre aux équipes les outils pour en prendre soin après moi.