Bohème Records, c’est un disquaire de quartier au cœur du 11ᵉ arrondissement. Une petite surface, des bacs bien rangés, des conseils qu’on n’a plus l’habitude de recevoir. Le lieu existait depuis quelques années avec une identité de fortune, et le projet était de passer à l’étape supérieure : un logo qui assume le nom, une typographie qui signe les affiches, un système qui permette de décliner les recommandations du mois sans perdre la cohérence.
On a commencé par parler. Le propriétaire, Antoine, voulait quelque chose qui ne ressemble ni aux chaînes de distribution ni à la boutique vintage surgonflée : une image précise, lisible, qui donne envie d’entrer même quand on n’achète rien.
J’ai proposé un logotype construit comme un cachet — un nom en capitales sobres, un monogramme, un chiffre qui s’incruste. Et pour les affiches, une typographie dessinée à la main, livrée à l’atelier pour qu’Antoine puisse continuer à l’utiliser sans moi.





